Pneumocoque

À jour en Février 2018

Écrit par les experts Ooreka

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Le pneumocoque est une bactérie responsable d'infections notamment pulmonaires chez l'homme. Toutes les infos dans notre article.

Pneumocoque : qu'est-ce que c'est ?

Le pneumocoque est une bactérie appartenant au genre Streptococcus et à l'espèce Pneumoniae. En 1881, en France, Louis Pasteur isole un microbe, comme un bâtonnet en forme de huit. Il s'agit du pneumocoque.

Caractéristiques du pneumocoque

On utilise différents critères afin de catégoriser les bactéries :

  • Forme : le pneumocoque est un coque (bactérie de forme sphérique), groupé typiquement en diplocoque (deux coques).
  • Coloration de Gram : c'est une bactérie à Gram positif.
  • Conditions de développement : c'est une bactérie aéro-anaérobie facultative, ce qui veut dire qu'une petite quantité d'oxygène est préférable à son développement mais qu'elle peut s'en passer.

Bon à savoir : la coloration de Gram permet d'étudier la nature de la paroi des bactéries (simple paroi chez les Gram positifs et paroi double chez les Gram négatifs), facteur de résistance à certains antibiotiques.

Pouvoir pathogène du pneumocoque

Le pouvoir pathogène d'une bactérie correspond à sa capacité d'induire une maladie :

  • Pouvoir pathogène du pneumocoque : sécrétion d'une exotoxine protéique, la pneumolysine mais sa pathogénie provient surtout de son pouvoir invasif.
  • 5 % de la population générale est porteuse saine : présence de pneumocoques notamment dans le nez et le pharynx, sans maladie associée.
  • 90 sérotypes distincts, différenciés par la composition de la capsule externe de la bactérie.
  • Les infections à pneumocoques sont un problème de santé publique dans le monde entier.
  • Les sérotypes à fort pouvoir pathogène sont les sérotypes 1, 3, 5, 6, 14, 19, 7, 9, 12 et 23.

Bon à savoir : chaque année, c'est près d'un million d'enfants qui décèdent d'une infection à pneumocoque.

Maladies à pneumocoque et traitements

Le pneumocoque est responsable de plusieurs types d'infection dont certaines sont graves. Pour s'en défendre, l'homme a développé des antibiotiques et des vaccins.

Maladies à pneumocoque

Les âges à risque d'infection grave à pneumocoque sont les moins de 2 ans et les plus de 65 ans :

  • Infections à pneumocoque la plupart du temps bénignes : otite moyenne aiguë, sinusite, bronchite. 
  • Infections à pneumocoque potentiellement dangereuses : la pneumopathie, la septicémie ou la méningite.

Bon à savoir : le taux de mortalité d'une méningite à pneumocoque est de 30 %.

Traitement des infections à pneumocoque

On dispose à la fois de traitements curatifs, les antibiotiques et de traitements préventifs que sont les vaccins. Un grand nombre d'antibiotiques sont actifs sur le pneumocoque. Le plus fréquemment utilisé est la pénicilline.

Face aux antibiotiques, les bactéries développent des résistances. Ce phénomène est aujourd'hui une préoccupation mondiale car il existe des bactéries face auxquelles plus aucun antibiotique n'est actif. Le pneumocoque en a développé plusieurs à ce jour :

  • Depuis une quinzaine d'années, l'émergence de souche de pneumocoque à sensibilité diminuée à la pénicilline (PSDP) s'est accentuée.
  • Plus récemment, ont été identifiées des souches résistantes aux céphalosporines, macrolides et fluoroquinolones de nouvelle génération.

Bon à savoir : à ce rythme, l'antibiorésistance deviendrait la première cause de mortalité dans le monde d'ici 2050. Il est donc indispensable de ne prendre des antibiotiques qu'avec de grandes précautions (en évitant la surconsommation et la mauvaise utilisation), pour éviter l'apparition de super-bactéries résistantes à tous les traitements dont nous disposons.

La vaccination anti-pneumococcique est indiquée pour les nourrissons de moins de 2 ans et les personnes immunodéprimées (dont les défenses immunitaires sont diminuées). Elle est obligatoire pour tous les nouveau-nés depuis le 1er janvier 2018. Elle est prise en charge à 65 % par l'Assurance maladie et à 35 % par les mutuelles. La gratuité est appliquée dans les centres de vaccination pour les personnes sans mutuelle.

Aucune sanction n'est prévue pour les parents d'un enfant non-vacciné, celui-ci ne sera pas admis en collectivité (crèche, école, garderie, etc.). Les contrôles auront lieu à partir du 1er juin 2018, mais les enfants nés avant le 1er janvier 2018 ne sont pas concernés par cette réforme (ils ne sont obligés d'être vaccinés qu'au DTP).

Les vaccins actuellement disponibles sont le Prevenar® qui protège contre 13 sérotypes de pneumocoques et le Pneumo23®, contre 23 sérotypes. Il est réservé aux 2 ans et plus.

Le schéma vaccinal du nourrisson est le suivant : une dose de PncC à 2 et 4 mois et un rappel à 11 mois. Pour les prématurés et les nourrissons à risque : une dose de PncC à 2,3 et 4 mois et un rappel à 11 mois.

Le schéma vaccinal chez les enfants de 2 à 5 ans à risque est le suivant : 

  • s'ils n'ont pas été vaccinés antérieurement avec le vaccin conjugué 13-valent : 2 doses de vaccin conjugué 13-valent à 2 mois d'intervalle et une dose de vaccin non conjugué 23-valent30 au moins 2 mois après la deuxième dose de vaccin 13-valent ;
  • s'ils ont été vaccinés avant l'âge de 24 mois avec le vaccin conjugué 13-valent : une dose de vaccin non conjugué 23-valent.

Le schéma vaccinal chez les adultes et enfants âgés de plus de 5 ans à risque est le suivant : 

  • s'ils n'ont pas déjà été vaccinés : une dose de VPC13 (Prevenar®) puis 8 semaines plus tard une dose de VPP23 (Pneumo23®) ;
  • s'ils ont déjà reçu le vaccin VPP23 : une dose de VPC13 si la vaccination antérieure remonte à plus de 1 an puis 2e injection avec un délai minimal de 5 ans par rapport à la date d'injection du VPP23 ;
  • s'ils ont déjà été vaccinés selon la séquence VPC13 - VPP23 : une nouvelle injection de VPP23 en respectant un délai de 5 ans après la précédente injection.

À noter : cette vaccination est prise en charge par la Sécurité sociale.

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