Coronavirus Covid-19 : prévention, diagnostic et traitement

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Article mis à jour le 1er janvier 2021

Les coronavirus sont des virus très répandus qui, chez l’homme, entraînent des maladies le plus souvent bénignes comme un simple rhume par exemple. Néanmoins, il existe des formes de coronavirus plus inquiétantes : le SRAS-CoV de 2002, le Mers-CoV de 2012 et plus récemment le SARS-CoV-2, plus connu sous le nom de COVID-19.

Alors quelles sont les caractéristiques de ce nouveau venu ? Comment s’en prémunir ? Comment le diagnostique et le traite-t-on ? Ooreka fait le point dans cet article.

Caractéristiques du coronavirus COVID-19

Les coronavirus sont des virus qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent. Le COVID-19 (dont le nom exact est en réalité SARS-CoV-2), est un nouveau type de coronavirus qui a été identifié en Chine fin 2019 (à Wuhan, dans la province de Hubei) et qui est responsable de pneumonies. Le 11 mars 2020, l’OMS annonce que le COVID-19 peut être qualifié de pandémie, la première déclenchée par un coronavirus.

Une origine animale et une transmission interhumaine

Bien que des doutes subsistent, la contamination initiale est certainement d’origine animale. En effet, certaines études estiment que le pangolin (un petit mammifère consommé dans le sud de la Chine) pourrait jouer un rôle d’hôte intermédiaire entre la chauve-souris (chez qui on retrouve un virus très proche du SARS-Cov2) et l’homme.

Infection et incubation

En revanche, on sait très bien que la transmission interhumaine s’effectue via les postillons (éternuements, toux), les gouttelettes de salive émises par une personne infectée étant chargées de virus. Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées avec le nez ou les yeux.

Par ailleurs, au vu des données disponibles sur la survie des coronavirus, le risque d’être infecté par le Coronavirus COVID-19 en touchant un objet importé d’une zone à risque est considéré comme extrêmement faible (il est dons toujours possible de se faire livrer des colis en provenance de la Chine).

Le virus a une période d’incubation maximale de 14 jours (mais la durée moyenne d’incubation est de 5 jours) et c’est là un des principaux problème auquel on doit faire face. En effet, des personnes infectées peuvent l’ignorer pendant 2 semaines et ainsi entrer en contact avec un grand nombre de gens (famille, amis, rencontre sportive, etc.) en se croyant inoffensives.

L’infection respiratoire causée par le COVID-19

Le COVID-19 est donc responsable d’une infection respiratoire aiguë qui se traduit par un état grippal caractéristique avec :

Ces difficultés respiratoires seraient dans un quart des cas consécutifs à des embolies pulmonaires se présentant sous la forme de micro-thromboses responsables de l'hypoxie observée chez certains patients.

Des troubles partiels ou complets du goût (agueusie) et de l'odorat (anosmie) sont aussi observés chez 80 % des patients : avant l'apparition des symptômes dans 12 % des cas, pendant l’expression des symptômes dans 65 % des cas ou après dans 23 % des cas (à noter que les femmes sont nettement plus atteintes par cette anosmie que les hommes).

À la différence de la grippe qui survient brutalement, l'installation de ces symptômes s’étale sur plusieurs jours.

Ces symptômes, bien que très pénibles à vivre, restent le plus souvent sans gravité (mais ils sont source d'une importante anxiété chez de nombreux patients). Toutefois, le virus est susceptible de provoquer des symptômes sévères avec parfois une issue dramatique chez les personnes fragiles :

Par ailleurs, les fumeurs infectés auraient un risque de décès accru de 133 % par rapport à un non-fumeur, selon l'Alliance contre le tabac.

Au final, le coronavirus a un taux de mortalité moyen de 3 %, un taux qui grimpe à 15 % chez les personnes âgées de 80 ans et plus.

Par ailleurs, chez 30 à 60 % des sujets infectés, l'infection par le COVID-19 peut être asymptomatique ou n’entraîner que très peu de manifestations cliniques. En revanche, de nombreux patients présentent encore des symptômes des semaines, voire des mois après le début de l‘infection. Ce serait ainsi le cas de 50 % des personnes 4 semaines après le début de la maladie, et encore 10 % 6 mois plus tard.

Mesures de prévention face au COVID-19

Les mesures préventives générales à connaître

Tout comme le SRAS, le COVID-19 n’avait pas de vaccin qui permettrait de s’en prémunir. Plusieurs laboratoires à travers le monde se sont donc lancés dans la course au vaccin. En France, deux sont actuellement disponibles : le vaccin de Pfizer et BioNTech et celui de Moderna, qui ont tous les deux reçu une autorisation de mise sur le marché européenne et obtenu le feu vert de la Haute Autorité de santé.

Toutefois, en l'état actuel des connaissances, les vaccins disponibles ou en cours de développement réduisent la gravité des symptômes mais pas la contagiosité. Il faut donc continuer à s'isoler en cas de test positif, en cas de contact avec une personne positive ou en cas de symptômes. Il faut aussi continuer à appliquer scrupuleusement les gestes barrières et à porter le masque, même pour les personnes vaccinées.

En effet, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande le maintien des mesures barrières même après immunisation et les personnes vaccinées ne sont pas non plus dispensées des règles de la politique de tracing (elles continuent à être considérées comme des contacts à risque, « même si ce risque est probablement diminué »).

Concrètement, cela suppose :

  • de se laver les mains très régulièrement avec de l’eau et du savon ou à défaut avec du gel hydroalcoolique ;
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  • de tousser ou éternuer dans son coude ;
  • de saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades ;
  • d’utiliser des mouchoirs à usage unique (les jeter à la poubelle après usage) ;
  • de respecter une distance d’au moins deux mètres entre les personnes (le décret publié au Journal officiel le 28 janvier 2021 fait passer la distanciation sociale de un à deux mètres à la suite d'un avis du Haut Conseil de la Santé publique)  ;
  • de porter un masque chirurgical (les personnes les vulnérables susceptibles de développer les formes graves de Covid-19 peuvent bénéficier de 10 masques par semaine en pharmacie, à la condition qu'ils soient prescrits par un médecin et les personnes bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État au 24 décembre 2020) :
    • quand la distance d'au moins deux mètres avec d'autres personnes n'est pas possible,
    • si on est malade ou dès qu’on présente des symptômes tels que de la fièvre, une toux ou des difficultés respiratoires (les personnes atteintes du virus Covid-19 peuvent bénéficier de masques gratuitement sur présentation d'un document attestant d'un résultat positif à un test virologique RT-PCR ou sur présentation de l'e-mail ou du sms de l'Assurance maladie),
    • si on est en contact avec des personnes malades ou présentant des symptômes (les professionnels des secteurs sanitaires et médico-sociaux reçoivent des masques fournis par l'État et les personnes identifiées comme « cas contact » peuvent bénéficier de masques gratuitement via l'Assurance maladie dans le traitement « Contact covid »).

De plus, pour freiner l’épidémie, des mesures nationales, dites mesures « barrières » ont été instaurées.

Une première période de confinement avait été définie en mars 2020. Le 28 octobre 2020, le Président de la République a annoncé la mise en place d'un nouveau confinement à l'échelle du territoire. Celui-ci a débuté le 29 octobre 2020 à minuit et doit durer jusqu'au 1er décembre minimum. 

Il était ainsi demandé : 

  • de limiter les déplacements et s'abstenir de toute sortie non indispensable dans un lieu public ;
  • de ne participer à aucun regroupement, qu'il soit de nature professionnelle, sociale ou familiale ;
  • d’éviter tout contact avec des personnes vulnérables (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées) ;
  • d’éviter de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d'hébergement pour personnes âgées, etc.).

Certains déplacements (achats de première nécessité, sortie quotidienne de 1 h maximum, rendez-vous médicaux, etc.) sont possibles, sous réserve de compléter une attestation de déplacement dérogatoire. Celle-ci peut être générée sur media.interieur.gouv.fr/deplacement-covid-19

La consultation « bilan et vigilance »

Un décret paru au Journal officiel le 29 mai 2020 entérine la création de la consultation « bilan et vigilance » et permet son remboursement intégral par la Sécurité sociale. Le ministère précise que cette consultation vise à « évaluer les impacts du confinement sur la santé des [personnes à risque de forme grave de Covid-19 ou atteintes d’une affection de longue durée] et de s’assurer de la continuité des soins », ainsi qu’à « conseiller les personnes, en fonction de leurs fragilités et pathologies, sur les mesures de protection à adopter dans le cadre du déconfinement ».

La liste des personnes concernées correspond à la liste des patients à risque établie par le HCSP :

  • les plus de 65 ans ;
  • ceux ayant des antécédents cardiovasculaires ;
  • les diabétiques ; 
  • ceux qui présentent une pathologie chronique respiratoire ou une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • ceux qui suivent un traitement pour un cancer évolutif ;
  • les obèses* ;
  • les immunodéprimés ;
  • les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse**.

Cette consultation est considérée comme une consultation complexe cotée 46 €.

* Depuis le 1er septembre 2020, les personnes obèses (ayant un indice de masse corporelle supérieur à 30) ne font plus partie des personnes pouvant bénéficier d’une activité partielle en raison d’un risque élevé de développer une forme grave de Covid.

** Depuis le 31 août 2020, être au troisième trimestre de la grossesse n'est plus considéré comme un critère de vulnérabilité.

La France face au coronavirus

Le 14 mars 2020 à minuit, la France est entrée en stade 3 d'épidémie active sur le territoire, c’est-à-dire que le virus circule largement dans la population. Tous les lieux recevant du public et qui ne sont pas indispensables à la vie du pays sont donc restés fermés pendant plusieurs semaines, notamment des restaurants, cafés, cinémas, discothèques, etc. Restaient ouverts les banques, les stations essence, les pharmacies et les bureaux de tabac. Les crèches, écoles, collèges, lycées et universités ont également été fermés le 16 mars 2020. Les visites dans les Ephad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) étaient également interdites. Le Président de la République, Emmanuel Macron, avait cependant plaidé pour un assouplissement lors de son allocution du 13 avril 2020. Il souhaite en effet que les malades en fin de vie, dans les hôpitaux et maisons de retraite, puissent recevoir la visite de leurs proches. 

Les opérations médicales non urgentes étaient quant à elles reportées. 

En ce qui concerne les entreprises, à partir du 16 mars, le gouvernement avait fortement incité à recourir au télétravail pour tous les salariés pour qui cela est possible. Il a réaffirmé cette directive le 13 avril 2020, en annonçant notamment la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai 2020. 

À partir du 11 mai 2020, la France est entrée dans une phase progressive de déconfinement avec des étapes au 2 et au 22 juin notamment. Ainsi, l'attestation de déplacement a été supprimée courant mai, ainsi que la distance maximale de 100 km. Les restaurants ont pu rouvrir progressivement début juin, et les cinémas et piscines le 22 juin. Si le télétravail reste préconisé quand cela est possible, les salariés ont également pu retourner travailler au bureau. Par la suite, l’état d’urgence sanitaire a « officiellement » pris fin le 10 juillet 2020.

Face à la recrudescence de l'épidémie au retour des congés d'été, un nouveau confinement a débuté le 29 octobre 2020 à minuit, prévu jusqu'au 1er décembre 2020 minimum. Ainsi, les déplacements sont fortement réduits pour limiter les contacts. Les écoles, collèges, lycées et crèches restent ouverts pour accueillir les enfants. Certains établissements et commerces restent ouverts, contrairement à ce qui avait pu être décidé lors du premier confinement ; la liste est disponible ici. En entreprise, le télétravail est obligatoire dès que cela est possible. Dans les cas de déplacements impératifs (travail impossible à distance, achats de première nécessité, etc.), une attestation dérogatoire doit être remplie. 

Diagnostiquer le COVID-19

Tests disponibles

Un test diagnostic du coronavirus COVID-19 est effectué en cas de suspicion de la maladie validée par le SAMU et par un infectiologue référent. Ce test concerne toute personne présentant des signes de détresse respiratoire aiguë pour laquelle aucune étiologie n’a pu être identifiée et les personnes fragiles présentant des symptômes évocateurs du COVID-19, à risque de développer des complications.

Les tests RT-PCR, le test de référence actuel, a été rendu gratuit et proposé à l'ensemble de la population française avec pour conséquence des délais allongés dans l'attente des résultats.

Test antigénique

Par ailleurs, d'autres tests de diagnostic rapides du Sars-CoV-2 (TDR) ou tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) sont officiellement autorisés. Ils pourront être utilisés :

  • dans le cadre d’opérations de dépistage en population générale (en première ou deuxième intention, si le prélèvement nasopharyngé est impossible) ;
  • pour des patients symptomatiques, jusqu’à 4 jours après apparition des symptômes, en 2e intention lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible ;
  • en cas de contact, en 2e intention aussi (ils doivent être faits le plus tôt possible puis à 7 jours pour les personnes d’un même foyer, ou 7 jours après exposition).

Ces tests antigéniques repèrent des protéines du virus en 15 à 20 minutes.

Recommandés chez les plus de 15 ans, ces TDR et Trod sont également autorisés sous forme d'autotests en alternative aux TDR/Trod antigéniques sur prélèvement nasopharyngé. Le prélèvement doit être réalisé en « nasal profond » (3 à 4 cm, 5 rotations de l’écouvillon), avec réalisation du test antigénique immédiatement après. Ces tests peuvent être utilisés dans la sphère privée, par exemple avant une rencontre avec des proches. Le test devra idéalement être réalisé le jour même ou à défaut la veille de la visite.

En cas de positivité, le test doit être confirmé par un test RT-PCR (nasopharyngé ou salivaire), qui permettra également de caractériser le variant en présence.

Tests RT-PCR salivaires

La Haute Autorité de Santé (HAS) s'est dite favorable au remboursement des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire dans deux circonstances :

  • en première intention dans le cadre de dépistages ciblés et répétés à grande échelle, comme les écoles, les universités, les EHPAD... ;
  • en seconde intention chez les personnes contact pour qui un prélèvement nasopharyngé n'est pas envisageable (c'est ce test qui possède à ce jour les meilleures performances cliniques, les tests salivaires ayant une sensibilité inférieure de 3 à 11 %).

Le temps de rendu du résultat d'un test RT-PCR salivaire est le même que celui d'un test RT-PCR nasopharyngé. Son principal intérêt est lié à sa meilleure acceptabilité.

Attention, les personnes qui présentent des symptômes qui évoquent une infection au coronavirus doivent rester chez elles, éviter les contacts, appeler un médecin avant de se rendre à son cabinet ou appeler le numéro de permanence de soins de leur région. Ce n’est que si les symptômes s’aggravent (fièvre, toux, fatigue, perte de goût ou d’odorat, diarrhée, mal-être, etc.) et que des difficultés respiratoires et des signes d’étouffement apparaissent qu’il faut contacter le SAMU-Centre 15, qui décidera de la conduite à tenir (les sourds ou malentendants peuvent laisser un message au 114).

Symptômes

Il s'écoule en moyenne une semaine entre l'apparition des premiers symptômes et l'admission à l'hôpital à la phase d'état de la maladie.

À ce stade, les symptômes associent fièvre, toux, douleurs thoraciques et gêne respiratoire et la réalisation d'un scanner thoracique montre presque toujours une pneumonie touchant les 2 poumons. Mais plus qu'un scanner thoracique, « c'est un angioscanner qu'il faut réaliser de manière systématique en cas de suspicion de complications pulmonaires », a commenté auprès de Medscape édition française, le Pr Eric Delabrousse (service de radiologie, CHU de Besançon). En effet, l'étude qu'il a dirigée montre que l'angioscanner permet de déceler les micro-embolies qu'on retrouve chez 23 % des patients atteints par le COVID-19 et présentant des difficultés respiratoires.

Si vous êtes diagnostiqué(e) porteur du virus, vous devez rester à domicile et vous faire prescrire un arrêt de travail initial d’une durée de 7 à 14 jours. Entre le 6ème et le 8ème jour, vous aurez un avis médical à distance pour surveiller vos symptômes. En fonction de votre état, votre arrêt de travail pourra être renouvelé pour 7 jours supplémentaires. L’isolement sera levé 48 h après la résolution complète des symptômes (source Gouvernement.fr).

Si vous vous posez d'autres questions sur le COVID-19, vous pouvez contacter une plateforme téléphonique au 0 800 130 000, 7 jours/7 de 9 h à 19 h.

Traitement du COVID-19

Il n’existe pour l’heure aucun traitement (y compris naturel) ayant fait la preuve de son efficacité contre le COVID-19. La prise en charge est donc symptomatique, c’est-à-dire qu’elle est destinée à diminuer les symptômes mais sans pouvoir soigner la maladie à proprement parler.

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Les malades infectés sont isolés et, si la gravité des signes cliniques l’impose, ils sont maintenus à l'hôpital. Environ 20 % des malades sont concernés et 5 % nécessitent une admission en soins intensifs et/ou en réanimation. La mise en place d’une assistance respiratoire (respiration artificielle) peut s’avérer nécessaire.

Une fois rétablis, certains patients atteints du Covid-19 ont développé un trouble de stress post-traumatique. Les symptômes du SPT seraient notamment augmentés après un séjour dans une unité de soins intensifs.

Les conseils en naturopathie

Comme pour prévenir d'autres maladies, renforcer son immunité grâce à la naturopathie peut contribuer à prévenir l’infection au coronavirus. Il est bien sûr impératif, dans tous les cas, de respecter les mesures barrières précédemment citées. Voici quelques conseils permettant de renforcer son système immunitaire. 

  • S’assurer de son taux de vitamine D qui devrait idéalement être supérieur à 65 ng/mL (une supplémentation de 1500 UI à 4000 UI par jour est recommandée). En effet, la vitamine D, joue un rôle dans la régulation et la suppression de la réponse inflammatoire cytokinique qui est à l’origine du syndrome de détresse respiratoire aigu qui caractérise les formes sévères et souvent létales de Covid-19.
  • Consommer des probiotiques pour équilibrer la flore intestinale, un des principaux sièges de l’immunité.
  • Consommer des aliments riches en vitamine C (fruits et légumes frais).
  • Prendre des tisanes d’échinacée en prévention.
  • Boire du jus de citron avec de l’eau chaude, du miel et un peu de cannelle.
  • Appliquez régulièrement une ou deux gouttes d’huiles essentielles de ravintsara ou de tea tree sur la poitrine ou sur les poignets ou prenez deux gouttes d’HE de thym et d’origan dans une cuillerée de miel.
  • Faites en sorte de dormir correctement et de lutter contre le stress (évitez de regarder les informations télévisées qui sont anxiogènes).
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  • Pour trouver les numéros d’appel pour obtenir une aide ou un soutien psychologique :
    • un numéro vert national COVID-19 24 h/24 et 7 j/7, 0 800 130 000,
    • des lignes d’écoute spécifiques par maladie chronique : France Assos Santé,
    • des lignes d’écoute spécifique selon les situations de handicap : solidaires-handicaps.fr,
    • pour les personnes sourdes, malentendantes ou aveugles : gouvernement.fr.

Le traitement du Covid long

On parle de Covid long lorsqu'un malade continue à souffrir de symptômes persistants 4 semaines après une infection Covid-19 (y compris chez des personnes ayant eu des formes peu sévères). Ces symptômes peuvent persister des semaines, voire des mois après le début de l‘infection. En tout, la moitié des personnes seraient concernées 4 semaines après le début de la maladie, et encore 10 % à 6 mois.

Les principaux symptômes susceptibles de perdurer une fois le virus éliminé sont :

  • la fatigue (majeure) ;
  • un essoufflement (dyspnée) ;
  • des douleurs thoraciques (sensation d'oppression ou de palpitations) ;
  • l'anosmie et/ou agueusie (perte de l'odorat et du goût) ;
  • le déconditionnement physique ;
  • des symptômes cutanés ou digestifs ;
  • les troubles cognitifs de la mémoire et de la concentration) ;
  • les céphalées.

Ces symptômes sont d'autant plus difficiles à vivre qu'ils sont fluctuants, difficilement compréhensibles et source d'anxiété (d'autant que les médecins sont démunis face à ces tableaux prolongés de Covid).

L’anosmie, qui peut durer plusieurs mois, serait liée à la persistance du virus et de l’inflammation dans la muqueuse olfactive. Les tests classiques RT-PCR pratiqués sur les écouvillonnages nasopharyngés peuvent même se révéler négatifs alors que le virus persiste au fond des cavités nasales, dans l’épithélium olfactif.

Il faut donc dans un premier temps éliminer une complication de la phase aiguë, une décompensation de comorbidité et une autre cause que la Covid-19 avant de rappeler, comme le fait la Haute autorité de Santé (HAS), que la majorité de ces Covid longs ont une évolution favorable et que « l’état de santé s’améliore de façon progressive, en général en quelques mois ».

Dans un second temps, des traitements symptomatiques peuvent être entrepris mais ils doivent s'accompagner :

  • de repos ;
  • d'une réadaptation respiratoire en cas d'hyperventilation (les corticoïdes inhalés sont à réserver aux patients présentant une maladie respiratoire sous-jacente ou une hyperréactivité bronchique) ;
  • un ré-entraînement progressif à l’effort avec un kinésithérapeute si besoin ;
  • d'une rééducation olfactive en cas de troubles de l’odorat persistants avec des lavages de nez, voire une véritable rééducation ;
  • de l’exploration de troubles anxieux et dépressifs et des troubles fonctionnels pour proposer un soutien psychologique fondé sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), voire sur une aide psychiatrique, au cas par cas.

Une bonne hygiène de vie avec la pratique d’une activité physique quotidienne est également conseillée pour tous les patients.

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