Coronavirus Covid-19 : prévention, diagnostic et traitement

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Article mis à jour le 14 Avril 2020

Les coronavirus sont des virus très répandus qui, chez l’homme, entraînent des maladies le plus souvent bénignes comme un simple rhume par exemple. Néanmoins, il existe des formes de coronavirus plus inquiétantes : le SRAS-CoV de 2002, le Mers-CoV de 2012 et plus récemment le SARS-CoV-2, plus connu sous le nom de COVID-19.

Alors quelles sont les caractéristiques de ce nouveau venu ? Comment s’en prémunir ? Comment le diagnostique et le traite-t-on ? Ooreka fait le point dans cet article.

Caractéristiques du coronavirus COVID-19

Les coronavirus sont des virus qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent. Le COVID-19 (dont le nom exact est en réalité SARS-CoV-2), est un nouveau type de coronavirus qui a été identifié en Chine fin 2019 (à Wuhan, dans la province de Hubei) et qui est responsable de pneumonies. Le 11 mars 2020, l’OMS annonce que le COVID-19 peut être qualifié de pandémie, (l’épidémie touche 137 pays), la première déclenchée par un coronavirus.

Une origine animale et une transmission interhumaine

Bien que des doutes subsistent, la contamination initiale est certainement d’origine animale. En effet, certaines études estiment que le pangolin (un petit mammifère consommé dans le sud de la Chine) pourrait jouer un rôle d’hôte intermédiaire entre la chauve-souris (chez qui on retrouve un virus très proche du SARS-Cov2) et l’homme.

Infection et incubation

En revanche, on sait très bien que la transmission interhumaine s’effectue via les postillons (éternuements, toux), les gouttelettes de salive émises par une personne infectée étant chargées de virus. Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées avec le nez ou les yeux.

Par ailleurs, au vu des données disponibles sur la survie des coronavirus, le risque d’être infecté par le Coronavirus COVID-19 en touchant un objet importé d’une zone à risque est considéré comme extrêmement faible (il est dons toujours possible de se faire livrer des colis en provenance de la Chine).

Le virus a une période d’incubation maximale de 14 jours (mais la durée moyenne d’incubation est de 5 jours) et c’est là un des principaux problème auquel on doit faire face. En effet, des personnes infectées peuvent l’ignorer pendant 2 semaines et ainsi entrer en contact avec un grand nombre de gens (famille, amis, rencontre sportive…) en se croyant inoffensives.

L’infection respiratoire causée par le COVID-19

Le COVID-19 est donc responsable d’une infection respiratoire aiguë qui se traduit par un état grippal caractéristique avec :

  • dans un premier temps :
    • une toux sèche,
    • de la fatigue,
    • une perte d'appétit,
    • des maux de tête,
    • des douleurs musculaires ;
  • dans un second temps (2 ou 3 jours après les premiers symptômes) :
    • une forte fièvre,
    • des difficultés respiratoires.

Des troubles partiels ou complets du goût (agueusie) et de l'odorat (anosmie) sont aussi observés chez 80 % des patients : avant l'apparition des symptômes dans 12 % des cas, pendant l’expression des symptômes dans 65 % des cas ou après dans 23 % des cas (à noter que les femmes sont nettement plus atteintes par cette anosmie que les hommes).

À la différence de la grippe qui survient brutalement, l'installation de ces symptômes s’étale sur plusieurs jours.

Ces symptômes, bien que très pénibles à vivre, restent le plus souvent sans gravité. Toutefois, le virus est susceptible de provoquer des symptômes sévères avec parfois une issue dramatique chez les personnes fragiles :

Par ailleurs, les fumeurs infectés auraient un risque de décès accru de 133 % par rapport à un non-fumeur, selon l'Alliance contre le tabac.

Au final, le coronavirus a un taux de mortalité moyen de 3 %, un taux qui grimpe à 15 % chez les personnes âgées de 80 ans et plus.

Par ailleurs, chez 30 à 60 % des sujets infectés, l'infection par le COVID-19 peut être asymptomatique ou n’entraîner que très peu de manifestations cliniques.

Mesures de prévention face au COVID-19

Les mesures préventives générales à connaître

Tout comme le SRAS, le COVID-19 n’a pour le moment pas de vaccin qui permettrait de s’en prémunir. Mais comme on sait que ce sont les contacts étroits avec une personne infectée qui permettent la circulation du virus, s’en prémunir reste possible si on fait preuve de discipline.

Cela suppose :

  • de se laver les mains très régulièrement avec de l’eau et du savon ou à défaut avec du gel hydroalcoolique ;
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  • de tousser ou éternuer dans son coude ;
  • de saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades ;
  • d’utiliser des mouchoirs à usage unique (les jeter à la poubelle après usage) ;
  • de respecter une distance d’au moins un mètre entre les personnes ;
  • de porter un masque chirurgical :
    • si on est malade ou dès qu’on présente des symptômes tels que de la fièvre, une toux ou des difficultés respiratoires,
    • si on est en contact avec des personnes malades ou présentant des symptômes.

De plus, pour freiner l’épidémie, des mesures nationales, dites mesures « barrières » ont été instaurées.

Il est ainsi demandé :

  • de limiter les déplacements et s'abstenir de toute sortie non indispensable dans un lieu public ;
  • de ne participer à aucun regroupement, qu'il soit de nature professionnelle, sociale ou familiale ;
  • d’éviter tout contact avec des personnes vulnérables (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées) ;
  • d’éviter de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d'hébergement pour personnes âgées…).

La France face au coronavirus

Le 14 mars 2020 à minuit, la France est entrée en stade 3 d'épidémie active sur le territoire, c’est-à-dire que le virus circule largement dans la population. Jusqu’à nouvel ordre, tous les lieux recevant du public et qui ne sont pas indispensables à la vie du pays restent fermés. Il s'agit notamment des restaurants, cafés, cinémas, discothèques, etc. Restent ouverts les banques, les stations essence, les pharmacies et les bureaux de tabac. Le Président de la République a annoncé, le 13 avril 2020, une possible réouverture progressive de certains lieux à compter du 11 mai. 

Les crèches, écoles, collèges, lycées et universités ont également été fermés depuis le 16 mars 2020. Les visites dans les Ephad (Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) sont également interdites. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a cependant plaidé pour un assouplissement lors de son allocution du 13 avril 2020. Il souhaite en effet que les malades en fin de vie, dans les hôpitaux et maisons de retraite, puissent recevoir la visite de leurs proches. 

Les opérations médicales non urgentes sont quant à elles reportées. 

En ce qui concerne les entreprises, depuis le 16 mars, le gouvernement a fortement incité à recourir au télétravail pour tous les salariés pour qui cela est possible. Il a réaffirmé cette directive le 13 avril 2020, en annonçant notamment la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai 2020. 

Diagnostiquer le COVID-19

Attention, les personnes qui présentent des symptômes qui évoquent une infection au coronavirus doivent rester chez elles, éviter les contacts, appeler un médecin avant de se rendre à son cabinet ou appeler le numéro de permanence de soins de leur région. Ce n’est que si les symptômes s’aggravent (fièvre, toux, fatigue, perte de goût ou d’odorat, diarrhée, mal-être, etc.) et que des difficultés respiratoires et des signes d’étouffement apparaissent qu’il faut contacter le SAMU-Centre 15, qui décidera de la conduite à tenir (les sourd ou malentendant peuvent laisser un message au 114).

Un test diagnostic du coronavirus COVID-19 est effectué en cas de suspicion de la maladie validée par le SAMU et par un infectiologue référent. Ce test concerne toute personne présentant des signes de détresse respiratoire aiguë pour laquelle aucune étiologie n’a pu être identifiée et les personnes fragiles présentant des symptômes évocateurs du COVID-19, à risque de développer des complications.

Il s'écoule en moyenne une semaine entre l'apparition des premiers symptômes et l'admission à l'hôpital à la phase d'état de la maladie. À ce stade, les symptômes associent fièvre, toux, douleurs thoraciques et gêne respiratoire et la réalisation d'un scanner thoracique montre presque toujours une pneumonie touchant les 2 poumons (source : Institut Pasteur).

Si vous êtes diagnostiqué(e) porteur du virus, vous devez rester à domicile et vous faire prescrire un arrêt de travail initial d’une durée de 7 à 14 jours. Entre le 6ème et le 8ème jour, vous aurez un avis médical à distance pour surveiller vos symptômes. En fonction de votre état, votre arrêt de travail pourra être renouvelé pour 7 jours supplémentaires. L’isolement sera levé 48h après la résolution complète des symptômes (Source : Gouvernement.fr).

Si vous vous posez d'autres questions sur le COVID-19, vous pouvez contacter une plateforme téléphonique au 0 800 130 000, 7 jours/7 de 9h à 19h.

Traitement du COVID-19

Il n’existe pour l’heure aucun traitement (y compris naturel) ayant fait la preuve de son efficacité contre le COVID-19. La prise en charge est donc symptomatique, c’est-à-dire qu’elle est destinée à diminuer les symptômes mais sans pouvoir soigner la maladie à proprement parler.

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Les malades infectés sont isolés et, si la gravité des signes cliniques l’impose, ils sont maintenus à l'hôpital. Environ 20 % des malades sont concernés et 5 % nécessitent une admission en soins intensifs et/ou en réanimation. La mise en place d’une assistance respiratoire (respiration artificielle) peut s’avérer nécessaire

Ne pas prendre d’anti-inflammatoires

L’erreur à ne pas faire est de prendre des anti-inflammatoires (type ibuprofène ou des corticoïdes) qui, en bloquant l’inflammation, empêchent le système immunitaire de lutter contre le virus.

Les anti-inflammatoires sont donc un facteur d'aggravation de l'infection et ils ne doivent pas être utilisés. De même, le paracétamol qui fait chuter la fièvre est à déconseiller puisqu'il bloque ce processus naturel.

Dans le même ordre d'idée, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) met en garde contre la consommation de certains compléments alimentaires contenant des plantes susceptibles de perturber les défenses naturelles de l'organisme. Il s'agit des plantes contenant des dérivés de l'acide salicylique (analogues de l'aspirine) :

Et aussi des plantes contenant d'autres anti-inflammatoires végétaux :

L'Anses recommande donc :

  • aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un but préventif de suspendre immédiatement leur consommation si des symptômes du Covid-19 font leur apparition ;
  • aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un contexte de pathologies inflammatoires chroniques de discuter impérativement avec leur médecin de la pertinence de poursuivre ou non leur consommation.
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Les conseils en naturopathie

Comme pour prévenir d'autres maladies, renforcer son immunité grâce à la naturopathie peut contribuer à prévenir l’infection au coronavirus. Il est bien sûr impératif, dans tous les cas, de respecter les mesures barrières précédemment citées. Voici quelques conseils permettant de renforcer son système immunitaire. 

  • S’assurer de son taux de vitamine D qui devrait idéalement être supérieur à 65 ng/mL (une supplémentation de 1500 UI à 4000 UI par jour est recommandée).
  • Consommer des probiotiques pour équilibrer la flore intestinale, un des principaux sièges de l’immunité.
  • Consommer des aliments riches en vitamine C (fruits et légumes frais).
  • Prendre des tisanes d’échinacée en prévention.
  • Boire du jus de citron avec de l’eau chaude, du miel et un peu de cannelle.
  • Appliquez régulièrement une ou deux gouttes d’huiles essentielles de ravintsara ou de tea tree sur la poitrine ou sur les poignets ou prenez deux gouttes d’HE de thym et d’origan dans une cuillerée de miel.
  • Faites en sorte de dormir correctement et de lutter contre le stress (évitez de regarder les informations télévisées qui sont anxiogènes).
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  • Pour trouver les numéros d’appel pour obtenir une aide ou un soutien psychologique :
    • un numéro vert national COVID-19 24h/24 et 7j/7, 0 800 130 000,
    • des lignes d’écoute spécifiques par maladie chronique : France Assos Santé,
    • des lignes d’écoute spécifique selon les situations de handicap : solidaires-handicaps.fr,
    • pour les personnes sourdes, malentendantes ou aveugles : gouvernement.fr.