Traitements du coronavirus COVID-19

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Le COVID-19, dû à un virus issu de la famille des coronavirus appelé SARS-CoV-2, a envahi la France et de multiples autres pays. Cette pandémie a débuté en décembre 2019 en Chine (province de Wuhan). Les données de prise en charge des personnes suspectées d'être atteintes ou véritablement infectées par ce virus évoluent chaque jour. En effet, ce virus jusque-là inconnu n'a été identifié qu'en janvier 2020, donc trop récemment pour être suffisamment connu pour mettre en place des consignes et des traitements efficaces dès le début.

Quels traitements actuellement contre le COVID-19 ?

Pour le moment, il n'y a aucun traitement qui soit directement efficace sur le virus SARS-CoV2 du COVID-19 (le SARS-CoV1 étant celui de l'épidémie de 2002). Ce virus étant connu seulement depuis janvier 2020, il est encore difficile de lui connaître un médicament efficace.

Le traitement est donc à ce jour purement symptomatique. Il vise à lutter contre les symptômes en diminuant la température, atténuant les douleurs, en réhydratant, en oxygénant...

Une hospitalisation n'est nécessaire que dans des cas particuliers, et surtout les cas graves (en cas de malaise et de détresse respiratoire).

Les consignes sanitaires et médicales sont modifiées régulièrement en tenant compte des évolutions de l'épidémie et des connaissances scientifiques à son sujet.

La prise en charge ambulatoire, c'est-à-dire sans hospitalisation, suit des règles strictes qui sont régulièrement mises à jour. Vous retrouverez toutes les informations sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

Quelles pistes de traitements ?

Tous les pays ont aujourd'hui déployé des moyens pour trouver un traitement efficace.

Plusieurs essais thérapeutiques sont actuellement en cours.

Certains médicaments déjà existants constituent des pistes prometteuses et font l'objet d'essais cliniques. 

  • La chloroquine (Nivaquine®), un médicament contre le paludisme et dont le nom commercial, sous forme d'hydroxychloroquine, est Plaquenil® (aujourd'hui autorisé dans la prise en charge du lupus, de la polyarthrite rhumatoïde ou encore, à titre préventif, pour les allergies au soleil). La dose de 500 mg par jour pendant 10 jours (disponible uniquement sur ordonnance) aurait laissé entrevoir une certaine efficacité, mais les centres de pharmacovigilance appellent le public et les professionnels de santé à ne pas les utiliser contre le coronavirus, en raison de ses bénéfices inconnus et de ses risques avérés. Seuls des tests dans un cadre protocolaire comme un essai clinique sont autorisés et ils doivent être précédés par un électrocardiogramme avant l'instauration du traitement, puis 3-4 heures après, puis deux fois par semaine (en raison des risques cardiaques majeurs que font courir l'hydroxychloroquine et la chloroquine).
  • L'antiviral Remdesivir®, généralement utilisé contre le virus Ebola, pourrait être efficace.
  • Le Kaletra® et ses génériques, un médicament anti-VIH (un anti-rétroviral) qui associe 2 molécules antivirales (lopinavir et ritonavir) et qui est utilisé pour le traitement du VIH, utilisé seul ou en association avec de l'interféron serait potentiellement actif sur le virus du COVID-19 également. Tout comme la chloroquine et l'hydroxychloroquine, ces médicaments ne doivent être utilisés que dans le cadre hospitalier.

D'autres pistes sont également à l'étude et concerneraient plusieurs médicaments comme l'Avigan® (traitement reconnu de la grippe), des thérapies par anticorps issus de patients infectés mais guéris...

Des tests et études cliniques sont actuellement en cours pour confirmer l'efficacité de ces médicaments contre le virus du COVID-19.

Le temps presse et les chercheurs le savent très bien et font au mieux pour aboutir à un résultat positif. 

Attention aux anti-inflammatoires 

Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a alerté dans un tweet, le 14 mars 2020, sur le fait que « la prise d’anti-inflammatoire (ibuprofène, cortisone...) pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection ».

En effet, des cas de patients jeunes dans un état grave après avoir pris des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont été recensés. Cela est probablement lié à une baisse des défenses immunitaires causée par ces médicaments.

De ce fait, en cas de fièvre, le seul traitement adapté pour les douleurs et la fièvre serait le paracétamol. Mais il est nécessaire de ne pas dépasser les doses maximales journalières : 60 mg/kg/jour avec un maximum de 3 g par jour. D'autant que le paracétamol exerce lui aussi une action anti-inflammatoire et il n'est donc pas plus à conseiller que les AINS.

Dans cette optique, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) met en garde contre la consommation de certains compléments alimentaires contenant des plantes contenant des dérivés de l'acide salicylique (analogues de l'aspirine) :

Et aussi des plantes contenant d'autres anti-inflammatoires végétaux :

L'Anses recommande donc :

  • aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un but préventif de suspendre leur consommation si les premiers symptômes du Covid-19 surviennent ;
  • aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un contexte de pathologies inflammatoires chroniques de discuter impérativement avec leur médecin de la pertinence de poursuivre ou non leur consommation.

Quid d'un vaccin contre le COVID-19 ?

Plusieurs vaccins sont à l'essai actuellement, dont un aux Etats-Unis. Les essais cliniques devrait débuter en avril 2020. Un autre en France (Institut Pasteur) devrait être testé en septembre 2020.

Il faudra donc attendre plusieurs mois avant d'avoir à disposition un vaccin efficace.