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L'éternuement est un mécanisme réflexe équivalent à celui de la toux en cas d'irritation. La différence est que, cette fois, ce sont le nez et ses muqueuses qui sont concernés, et non plus la gorge.

Éternuement : pourquoi éternue-t-on ?

Il s'agit là aussi d'un système de défense destiné à évacuer les impuretés des voies respiratoires.

  • Les cellules ciliées présentes dans la gorge tapissent également l'intérieur des narines et sécrètent de la même façon du mucus qui sert à engluer les particules qui pénètrent inopinément dans les voies respiratoires.
  • La grande majorité des particules inhalées (pollen, moisissures...) restent piégées, mais certains éléments passent parfois la barrière des poils du nez. C'est notamment le cas d'un grain de poussière ou de certains virus, par exemple.
  • Si, au niveau de la gorge, la toux permet d'expulser les éléments étrangers importants, c'est l'éternuement qui réalise cette opération au niveau du nez.

Mécanismes de l'éternuement

En cas d'éternuement, les cellules ciliées ne sont pas en cause.

L'éternuement est dû à l'irritation des terminaisons nerveuses de nerfs : les nerfs trijumeaux (5e paire de nerfs crâniens). En cas de stimulation, ces nerfs vont transmettre une information qui va entraîner :

  • une inspiration réalisée par l'ensemble des muscles inspirateurs :
    • diaphragme ;
    • muscles intercostaux ;
    • muscle sterno-cléido-occipito-mastoïdien, etc ;
  • le blocage du volume d'air inspiré (environ 2,5 litres) par la fermeture des cordes vocales et de l'épiglotte ;
  • la fermeture des yeux ;
  • l'augmentation de la pression intrapulmonaire sous la contraction des muscles abdominaux et thoraciques ;
  • l'expulsion de l'air avec ouverture des cordes vocales et de l'épiglotte, le voile du palais s'abaissant pour libérer le passage vers les fosses nasales, le tout avec un bruit des plus caractéristiques.

Ce mécanisme est donc assez proche de celui observé en cas de toux.

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